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Le pilou des mots

Je viens de recevoir le recueil de poèmes Haïkus que le Président du congrès de la Nouvelle-Calédonie, le député Pierre Frogier, nous offre en souvenir de notre participation au concours “Le pilou des mots” organisé à l’occasion  du 1er forum francophone du Pacifique.

Joli petit livret

piloudesmots1

où j’ai le plaisir d’y retrouver mes mots

piloudesmots2

J’ai donc plaisir à relire tous les haïkus qui ont été créés à cette occasion et ils y’en a des bons, je vous assure !

Vous pourrez les retrouver en allant sur mon article parlant de ce concours dans la catégorie écriture  : cliquez ici

Je vous souhaite une bonne lecture !

Un peu de poésie dans ce monde de brute !

 

J'ai aimé tout particulièrement ce poème trouvé sur le net.

C'est Anna de Noailles qui l'a écrit (1876-1933)

 

J'écris pour que le jour où je ne serai plus

On sache comme l'air et le plaisir m'ont plu,

Et que mon livre porte à la foule future

Comme j'aimais la vie et l'heureuse nature. .

Et j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée

Pour être, après la mort, parfois encore aimée.

Et qu'un jeune homme, alors, lisant ce que j'écris,

Sentant par moi, son coeur ému, troublé, surpris,

Ayant tout oublié des épousee réelles,

M'accueille dans son âme et me préfère à elles.

Un blog calédonien

 

Je me fais un plaisir de retranscrire ici pour information, le billet du blog "Le cri du cagou".

Ce blog très instructif mérite un détour, d'autant qu'il parle de Samir !

 

Samir Bouhadjadj qui a remporté récemment le Prix Michel Lagneau pour son roman, Le Poids des Rêves, a offert aux lecteurs du CRI DU CAGOU son texte de ce soir. Le voici donc :

 

 

On passe et l’on repasse sans cesse devant en salivant,
Chaque fois la main se ballade sur le col, caresse l’étiquette.
On guette son évolution vers une maturité satisfaisante,
Puis un jour, l’envie est trop forte, on débouche l’idée !

Une fois ouverte au grand jour, il ne faut rien hâter,
Sous peine de gâcher le plaisir et d’en atrophier la pleine saveur.
Quelle torture que d’attendre qu’elle soit décantée, reposée
Mais, c’est pourtant à ce moment crucial que la magie opère.

De cette attente frustrante pour l’écrivain naît la robe,
La texture se met en place, l’équilibre des couleurs s’harmonise.
Tel un peintre se concentrant sur sa palette, l’idée mûrit, se pare.
L’exhalation du bouquet guide les mots, ordonne les pensées.

Il est enfin venu le moment exquis de la première dégustation,
Une fois encore, pour être subjugué, le geste est patient,
Presque endurant, un petit geste du stylo, pour prolonger l’attente,
Cette pause presque jouissive que l’on savoure en attendant l’émotion.

La pointe du stylo rentre enfin en contact avec la feuille,
Les saveurs, les odeurs et les arômes se mêlent et explosent
Le flot maintenant débridé prend des parfums libres et sauvages
Les champignons du passé ressurgissent et se lient au sucré
Printemps, été et automne ne font plus qu’un et multitude.

Elle vient de prendre vie, son cœur vibre, son auteur n’est plus aux rennes
L’idée est lâchée et s’échappe, vagabonde, en flots désordonnés
Indomptée et farouche, elle emprunte tous les chemins qu’elle rencontre
Ni la mort, ni la peur, rien ne saurait plus la retenir.

Fragile mais immortelle, elle continue son voyage fièrement,
Sans langue ni ethnie, elle ne connaît ni visa ni frontières.
Si vous la sentez passer près de vous n’hésitez pas à l’accompagner,
La critiquer, la caresser, la rompre, la développer ou l’estropier.

Armez vos bras de stylos, plumes souris et claviers, écrivez.
Car une seule chose peut réellement tuer la pensée,
Rester solitaire, incontournable, canonisée et unique.
Remplissons jusqu’au toit les musées de leurs armes caduques,
Mais n’arrêtez jamais, s’il vous plaît, de vous exprimer.

Samir Bouhadjadj

Des trésors au détour d'un blog

 

Je reste pantoise devant le nombre de poèmes de qualité qui parsèment ce blog de :

http://zuppa1957.spaces.live.com

Bravo et merci à vous car ces poèmes me parlent particulièrement !

Je vous en ai piqué un :-)

barre9 barre9

Et lorsque je sens les mots s’emparer de moi

Mon corps s’éveille

Me sortant du grand sommeil

Je revis

Assemble les mots, sur le clavier du bout des doigts

Et je vous emmène

Au bout de mon domaine

Où j’espère ne pas rester seul

Mais avec qui partager ces jets

Enfuis, au fond du cœur

Provoquer un émoi

Parfois gagné par l’ivresse

Une larme au fond des yeux

J’aimerais tant que rime demain

Agitant ses mains

Quelque part , quelqu’un

Peut être lointains

Sourira, aux mots sous le pont

Mais avec qui partager ce qui naît ?

Ce peu qui donne sa chaleur

Qui peut être fait monter un émoi

 

 

Qu'ajouter de plus à ce poème ?

l'invitation au voyage

 

L'invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Charles Baudelaire 1821-1827

l'invitation au voyage

LA VIE ANTERIEURE

 

MA POESIE PREFERE

J'ai longtemps habité sous de vastes portiques

Que les soleils marins teignaient de mille feux,

Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,

Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

 

Les houles, en roulant les images des cieux,

Mêlaient d'une façon solennelle et mystique

Les tout-puissants accords de leur riche musique

Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

 

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,

Au milieu de l'asur, des vagues, des spendeurs

Et des esclave nus, tout imprégnés d'odeurs,

Qui  me rafraîchissaient le front avec des palmes,

Et dont l'unique soin était d'approfondir

Le secret douloureux qui me faisait languir.

 

Charles Baudelaire (Les fleurs du mal)

 

Oh temps, suspend ton vol...

 

Pas besoin d’aller loin ce soir, pour admirer un arc en ciel. Sur le pas de ma porte, voici ce que j’ai vu et que je ne peux pas m’empêché de vous montrer. N’est-il pas magnifique ? J’ai foncé sur mon appareil photo pour l’immortaliser…

Ce matin, je ne sais pas pourquoi, je voyais la vie en bleu. J’ai commencé par m’habiller toute de bleu, des sous vêtements aux chaussettes et comble de l’ironie, moi qui n’adore que le rouge, je me sentais bien. Les couleurs ont-elles une influence sur le moral ? Je le pense. Et pour bien finir la journée, ce petit poème, trouvé au hasard de la toile, sur le site de : http://stagepoesie.free.fr et que j’aime beaucoup. Merci Karine !

BLEU

BLEU comme un vœu
Vœu de douceur et de chaleur
A la tombée du soir quand les lumières réchauffent
Au matin quand le soleil caresse
Saveur d’un thé subtil et parfumé

BLEU comme un vœu
Vœu d’être avec eux, ces tants aimés
Comme des vagues sur des rivages ensablés

BLEU comme un vœu
Vœu d’amour et de sérénité

Karine B.

Souvenirs...

 

TENDRE ENFANCE

 

 

J'aimais à me promener dans le site fabuleux,

Qu'est la plage de « Tiéti », où l'on venait heureux,

Lorsque enfant nous gambadions sous les cocotiers,

Et arrachions de nos mains l'écorce des fruits entiers,

Nous régalant de la pulpe blanche, dégoulinants,

Et buvant le lait que la nature généreusement,

nous offrait...

 

Je me souviens de cette immense plage au sable fin,

Où l'eau torturée par l'Alizé sans fin,

Échouait durement sur la grève, les rochers,

Qu'elle déformait en des formes arrachées,

Surmontant les obstacles et nos grands château-forts,

Détruisant d'un seul coup nos admirables efforts,

Découragés...

 

Parfois, nous trouvions en suivant quelques traces,

De véritables trésors que nous prenions sur place,

Des porcelaines aux couleurs chatoyantes,

Que le vernis sauvage rendait si brillantes,

Précieusement enfouies au fond de nos poches,

Afin que leur ressac murmure à nos proches,

et nous bercer...

 

                            Nicole CALANDRA

L'expression

 
 
 

Je me promenais seule, admirant une fois de plus cette nature si enivrante et si silencieuse.

Tout me bouleversait : cette fleur si modeste, cet oiseau, ces montagnes bleutées, cette grandeur

à côté de moi, si petite, et surtout, surtout, cette lumière divine qui par mes yeux, illuminait

toute cette beauté.

Il y avait un peu de brise et les arbres se secouaient, laissant passer le vent dans leurs feuillages.

Tout me pénétrait cruellement jusqu'au cœur, car je rêvais une fois de plus de pouvoir chanter

toutes ces beautés. J'aurais voulu écrire de belles poésies, peindre et reproduire ces couleurs,

crier cette joie intérieure.

Oh pourquoi, pourquoi donc, Dieu nous a-t-il donné un cœur si grand mais de si

petites facultés pour s'exprimer !

Allez, pour celles qui ont eu une "doudou"

Une petite poésie que j'ai faites et qui me parle beaucoup. A lire à des jeunes enfants :
 

LE DOUDOU DISPARU

 

 

Non, personne n’aura mon doudou,

Il est à moi, je l’aime trop,

Je ne peux plus m’en passer,

Mais on veut toujours m’en séparer.

 

Il est si doux mon doudou,

Quand je le touche avec ma bouche,

Quand il me frôle contre les bras,

Ou bien qu’il passe entre mes doigts.

 

Je frissonne de bonheur,

J’enfonce mon nez dans son odeur,

Et je me sens comme chez moi,

Même dans les pires endroits.

 

Mon doudou, il est à moi,

Je ne m’en séparerai jamais,

Mais il faut que je me méfie de ma soeur,

Qui veut  le couper pour me faire peur.

 

Avec de gros ciseaux pointus,

Et son petit nez tout tordu,

Elle me l’arrache des bras,

Même si je le cache sous les draps.

 

Elle l’attrape et en coupe un morceau,

Horreur ! C’est un carnage, que c’est pas beau !

Je pleure mon doudou blessé,

Qui ne reviendra jamais.

 

Chaque semaine ça recommence,

Ma grande sœur l’estropie puis danse,

Mon doudou est de plus en plus petit,

Maman me dit : pauvre chéri !

 

Je me demande bien où vont tous les morceaux,

De mon doudou ami,

Peut-être qu’une coccinelle,

Passe par là à tire d’aile ?

 

Elle s’en sert  comme d’un avion,

Ou bien d’un tapis volant,

Pour visiter bien des pays,

Oubliés même par la géographie.

 

 

Peut-être aussi qu’une belle fée,

L’a donné à une araignée,

Qui l’a ajouté, comme maman fait,

A un patchwork, pour ses milliers de bébés.

 

Je pense tout le temps à mon doudou,

Que je ne sens plus sur ma joue,

Je ne peux pas m’empêcher de pleurer,

Maman essaye de me consoler.

 

Elle me dit tout bas :

« Moi, je sais où il est, crois-moi !

C’est un pauvre enfant malheureux,

Beaucoup plus malheureux que toi, qui l’a.

 

Il n’avait plus, ni maman, ni papa,

Il était abandonné et ne savait pas,

Comment se sentir à l’aise dans les endroits,

Où il n’aimait pas se retrouver, des fois.

 

Et puis un jour, il a trouvé près de son lit.

Un morceau de doudou à l’aspect vieilli,

Il était vraiment tout petit ce doudou,

Mais chaque jour un nouveau, se collait au bout.

 

Et bientôt, le morceau devint un grand doudou,

Que l’enfant traîna partout, partout,

Et il se sentit enfin chez lui,

C’est ton doudou mon chéri !

 

 

Ainsi, quand ton doudou te manque trop,

Pense à ce petit enfant très malheureux,

Qui est enfin redevenu joyeux,

Parce que tu as partagé avec lui,

Ton doudou joli. »

 

Quand je songe à mon doudou,

Maintenant, j’imagine tout l’amour,

Qu’il donne à ce petit enfant,

Si malheureux de ne pas avoir de parents.

 

 

 

FIN

La musique...

 
Un nouveau petit poème de mon amie Bernie, de Limoges, faites en regardant une autre de mes aquarelles... J'ai beaucoup aimé !
 
 
La musique sera la clef de l'amour, de l'amitié ...


    Les notes du piano traversent la croisée
    Pourtant fermée. La musique tant aimée
    Envahit le jardin, la rue, la place.
    Elle semble être un son vorace
    D'espace. Elle est comme un appel
    A être plein d'entrain grâce aux décibels
    Qui arrivent aux oreilles d'un public
    Grandissant. Le pianiste est unique
    Mais ses auditeurs sont nombreux.
    L'artiste s'applique, joue comme un Dieu.
    Il est dans son antre. Il se concentre sur les portées
    Et appuie sur les touches avec une grande agilité.
    Les blanches et les noires s'enchaînent
    Dans un tourbillon. Il n'est pas sur scène
    Mais dans son salon. Personne ne le voit
    Ni ne sait son nom. Pourtant l'émoi
    A dépassé les volets bleus de la fenêtre
    Et chacun ressent un très grand bien-être.
 

Sonnet pour une buse

SONNET POUR UNE BUSE

 Alors prenant son vol du haut du Mont-Kogui,

Là où, nichés au creux de la roche escarpée,

La buse déployant ses membres alanguis,

Laisse ses oisillons sur le butte râpée.

 Se posant doucement sur un grand arbre mort,

Elle laisse sa vue errer vers les montagnes noires,

Sentant venir l'âge, elle médite sur son sort,

Les années sont passées, il faut pourtant y croire !

 Ainsi tout doucement, sa vie s'est écoulée,

Souvent seule, planant au-dessus des nuages,

Les jours suivant les jours, sa vie s'est envolée...

 La buse ne connut jamais la vérité,

Elle se coucha doucement, tel les grands sages,

Laissant son âme à Dieu dans la sérénité...

 

Aujourd'hui ce simple petit poème que j'aime bien et que j'ai écris il y a longtemps, inspiré lors d'un de mes nombreux passages au Mont Kogui, au temps où il était encore sauvage...

Nostalie, nostalgie...                                    

Si vous aimez la poésie vous pouvez  allez voir sur ce site plus de 6000 poésies française :

www.poesie.webnet.fr

 

Avec vue sur l'Océan Pacifique

 

 

 

 Voici le poème de mon amie Bernie de Limoges, qui lui a été inspiré par l'une de mes aquarelles intitulée "Derrière chez moi". Vous trouverez sur son blog d'autres poêmes aussi intéressants, inspirés par d'autres tableaux :

 

http://courrieres.spaces.live.com/

 

    Avec  vue sur l'Océan Pacifique

     Elle habite en Nouvelle Calédonie.
     Elle n'y est pas née, mais y a fait son nid.
     Derrière chez elle, il y a des palmiers
     Que parfois le vent alizé fait bien plier.
     L'Océan Pacifique borde cet archipel
     Qui n'a rien du tout d'une citadelle.
     James Cook découvrit le Caillou
     Qui lui rappela beaucoup l'Ecosse où
     Il était né. Il lui donna un nom latin.
     La Pérouse passa aussi par ce chemin.
     Le lieu est un paradis austronésien.
     Au milieu des Kanaks elle se sent bien.
     La diversité linguistique favorise son inspiration.
     L'écriture est en fait sa plus grande passion,
     Sa raison de vivre.  Un autre loisir est la peinture
     Peindre lui permet d'être au contact de la Nature.
     Cette plage déserte invite à la méditation et à la rêverie.
     Ecoutons les vagues et réfléchissons au sens de la vie.