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Devenir mamie de cœur

 

C’est ce qui vient de m’arriver dernièrement. Deux petits enfants m’ont choisi pour être leur mamie de cœur. En espérant être à la hauteur de leurs attentes, et en attendant, j’ai préparé deux petits cadeaux pour sceller ce pacte d’un nouveau genre :

 

Pour Jade, un petit pochon à son nom pour mettre ses trésors et pour Guillaume, mon premier livre dédicacée “Le totem perdu”. En espérant que cela leur plaira  !

DSC03812 DSC03813  détail de la broderie faite avec un fil bleu dégradé.

Deux enfants que je vais devoir apprivoiser, gâter et surprendre parfois !

 

Rajout : Passez une journée magnifique et récupérez deux photos magnifiques aussi :-)))

Guillaumebis  Guillaume

Jadebis et Jade !

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Auto-entrepreneuse

Comme vous le savez, je me suis lancée dans l’ouverture de mon propre atelier de couture “Couture et Créations Calédonienne” et la tâche devient rude. Je dois livrer d’ici le 7 décembre et impérativement une cinquantaine de petites robes en taille deux ans. Je suis donc sous pression et je déteste ça !

Pour arriver à ce nombre, il faudrait que je puisse en faire trois par jour et je n’arrive pas à ce chiffre malgré toute ma bonne volonté. Toujours des imprévus viennent me faire perdre du temps et j’enrage parfois après mes deux machines qui ont du mal à suivre.

Hier, c’est ma surjeteuse qui faisait des siennes. Un ressort de tension a cédé et elle est hors d’usage. Il va falloir que j’attende lundi pour l’emmener à réparer, en espérant que SOS machines à coudre (l’endroit où je l’ai acheté) le fasse rapidement. En attendant, j’avance avec ma machine plate mais il va falloir que je rattrape tout le travail du surfilage.

Vais-je baisser les bras devant les premières difficultés ?

Non, rassurez-vous, je m’accroche, mais il ne vaut mieux pas que je réfléchisse au but final, sinon …

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Les carpes japonaises ou un instant volé !

Ce samedi matin, j’ai profité d’un moment de repos à la terrasse de “L’annexe” face à un café-crème et en compagnie de carpes japonaises multicolores (et un peu monstrueuses, il faut le dire).

La terrasse jouxte un vieux bassin dans lequel quelques poissons “surfacent” à la recherche d’insectes suicidaires. L’eau est trouble mais on peut quand même apercevoir quelques poissons “millions”, minuscules à côté des carpes.

Différents palmiers se reflètent dans l’eau, la brise plisse agréablement la surface et le murmure d’une petite cascade assourdit les bruits de la ville.

Des kanaks déambulent lentement, à leur propre rythme ou bien vaquent à leurs occupations.

Une sensation de quiétude s’élève de ce lieu, me permettant d’oublier pour quelques instants, le train de la vie…

carpesjaponaises

PS : Te rappelles-tu cet endroit, Annie, où l’on buvait un café ensemble au temps où tu étais encore “chez nous” ?

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Comment coudre un bustier ?

J’avais une très forte envie de me faire un bustier ou corset. Et moi, quand j’ai des envies, il faut que je me les passe rapidement. Je suis du genre pressée. Je fouille donc dans mon atelier et dans mon carton à patrons et oh, miracle, je me trouve un bustier qui me plaît beaucoup. Donc, ce samedi après-midi, je décide de m’y mettre. Je commence par poser mon patron sur un tissu soyeux couleur champagne, je trouve une doublure un peu plus foncé dans mes stocks de tissu, genre coton-polyester et je coupe mes pièces les unes après les autres dans ces deux tissus.

J’avais déjà fait ce patron en taille 38 pour ma fille. Pour moi, après avoir pris la mesure de ma poitrine, il correspond à la taille 44 : Oufffff !!!! En général je fais du 42. Bon, il vaut mieux que ce soit plus large que trop petit.

Je commence à monter mes pièces les unes avec les autres

bustier  et voilà le dessus et le dessous.

Je monte les bonnets,

bustier (1)

je coupe des semblants de baleine dans un morceau de plastique qui s’adapte bien comme je le veux.

bustier (2)

Je trouve des armatures et je les place. Enfin bref, à la fin de la journée, après beaucoup de travail, j’ai ça :

bustier (3)    bustier (4)

Jolie comme tout.

Mais à partir de ce moment, je commence à douter. Est-ce bien pour moi ce genre de vêtement ?

Et bien, après hésitation et essayage (je déteste essayer)

Cela ne me va pas, mais alors pas du tout. Malgré une taille exacte, cela ne tient rien et donc pas portable une seconde.

Etrangement, les bustiers sont fait pour les femmes qui n’ont pas de poitrine. Si vous avez une poitrine généreuse, ce n’est même pas la peine d’y penser. Enfin, c’est mon humble avis :-(((

Enfin bref, tout ce travail pour rien.  Peut-être pour une copine alors ?

Bouhouhouh !!!!!!

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J’ai trouvé mon illustratrice pour le projet 7

 

Et voilà, notre binôme pour le Tandem Jeunesse “Cuisine & Gourmandises” est constitué.

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Ghislaine Boutigny alias Dragib me fait l’honneur d’illustrer mon texte “Le spaghetti le plus long du monde”.

Dragib, c’est ça : http://dragib.ultra-book.com/ 

mais aussi un blog bourré d’humour incontournable :

http://dragib.com

Allez-y faire un tour et vous comprendrez ma satisfaction de composer un binôme avec elle !

 

Retour sur la place professionnelle

Je reprend ma patente de couturière, ce qui va me permettre de me remettre à mon compte.

Donc, mon Entreprise “Couture et Création Calédonienne” reprend du service. Abandonnée durant quelques années pour cause d’autres occupations, je veux faire redémarrer mon atelier de couture. Quelques commandes déjà en cours…

cartevisitecouture  Voici ma carte de travail. Je vais donc être un peu plus “speed” parce qu’il va falloir que je réponde à la demande de mes clients. Tout ce que j’espère, c’est d’être à la hauteur !

Bon vent à “Couture et Création Calédonienne”.

Customisation, et encore un !

Regardez, ce que font les autres permet d’avoir mille idées qui fourmillent dans la tête. Ce jeudi, Denise est venue “patchworker” avec nous. Elle portait un beau tee-shirt customisé.

Ni une, ni deux, j’ai eu envie de faire pareil avec l’un de mes tee-shirt à moi. Et voilà le travail :

AVANT

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APRES :

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Pleins de petits boutons rouges qui se sont accrochés au vêtement :-)))))

Alors, qu’est-ce que vous en pensez ?

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Sun Bonnets d’Octobre

Et voici comme promis :-) le Sun Bonnet du mois d’octobre 2009 :

octobre

Un adorable petit chat gris et des feuilles d’automne qui tombent. Rien à voir avec notre climat d’ici mais tout de même agréable à faire.

Il faut que j’attaque maintenant celui de novembre sur lequel apparaît un petit cochon rose, et oui !

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Tandem Jeunesse – Projet 7

Et voilà que notre projet Auteurs-Illustrateurs se transforme en “Tandem Jeunesse”. Magnifique titre que j’approuve entièrement.

Qu’est-ce que donc que le “Tandem Jeunesse” pour ceux qui ne le sauraient pas ?

Voici tout d’abord son nouveau logo :

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mis en forme par d’excellents illustrateurs volontaires avec un grand merci à eux.

Le slogan ensuite :

Quand des auteurs et des illustrateurs jeunesse se rencontrent virtuellement  pour créer des textes illustrés

et enfin le thème pour cette année :

Cuisines & Gourmandises…

ou là là, ça m’inspire tout ça !

Je participe au projet depuis sa naissance et vous trouverez les contes écris et illustrés sur mon site :

http://nicolecalandra.ifrance.com

en cliquant sur la rubrique contes.

Marie Soleil & Pierre De Lune

Depuis le début de l’année je confectionne des Sun bonnets mensuels qui s’intitulent “Les aventures de Marie Soleil & Pierre De Lune”, un sampler bloc par bloc qui sublime la technique de l’appliqué. Un travail “fait main” qui me remplit de satisfaction car, ne vous en déplaise, l’appliqué est un véritable plaisir  pour certains, dont je fais partie.  Le secret de la réussite, la minutie apportée à la préparation des pièces (je sais, il y en a qui font ça mieux que moi, n’est-ce- pas Martine ? :-)))

Je vous présente donc, mois par mois, l’avancée de mon travail :

janvier  JANVIER 2009

fevrier FEVRIER 2009

mars  MARS 2009

avril  AVRIL 2009

mai  MAI 2009

juin  JUIN 2009

juillet  JUILLET 2009

aout AOUT 2009

septembre  ET SEPTEMBRE 2009

OCTOBRE EST EN COURS ET JE VOUS LE PRESENTERAI DANS QUELQUES JOURS…

Alors, vous aimez ?

J’ai reçu mes numéros ISBN

Après avoir fait une demande, je viens de recevoir les numéros ISBN que je me suis empressée d’ajouter à mes livres :

- Je veux être Auteur

- Au cœur de la brousse

- Le souffle du vent

- Le temps des rêves

- La santé avec les recettes des îles

- Un téléphone dans la poche

- Comment faire son compost

- La pierre noire

- La broche et le médaillon

Tous les livres qui n’ont pas spécialement d’éditeurs mais que je commercialise sur mon site par l’entremise du site “ThebookEdition” qui sont très sérieux.

Si l’un d’eux vous intéresse, n’hésitez pas à cliquer :-)

hypspir

 

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Une jolie série de panneaux !

Notre parcours nous a fait croisé des panneaux qui m’ont inspirés une série de photos :

panneau-paris

panneau-toulouse

panneau-cordes-tolosannes

panneau-orgerus

Barcelone

panneau-dieupentale

panneau-montauban

panneau-brignoles

panneau-le-val-83

panneau-nice

panneau-moustiers-sainte-marie

panneau-saint-paul-06

panneau-paris

panneau-noumea

Plus ou moins les villes que l’on a vu durant nos vacances !

 

Trois semaines plus tard, au revoir la France !

Après trois semaines de vacances, nous voici de retour sur le "caillou". Voyage assez éprouvant, et je suis bien contente d'être à nouveau à la maison. Pourtant, résultat de ce voyage, nous avons vu beaucoup de belles choses, pu reprendre contact avec la famille, et rien que pour cela , c'est du positif et cela valait le coup !
 
Je vais donc reprendre ce blog de façon un peu plus régulière au fur et à mesure de la reprise de mes activités.
 
Question shopping, j'ai eu toutes les peines du monde à trouver un endroit où l'on vend du tissu pour patchwork  en France et à  Paris. Je n'en reviens pas. Finalement, le mieux est encore de faire ses commandes par Internet !
 
Mésaventure à Paris : pour trouver une boutique de patchwork, j'avais tapé de mot clé sur mon moteur de recherche préféré et je suis tombée sur "Boutique Patchwork". Après avoir noté l'adresse, ce fut toute une expédition pour se rendre sur Paris, rue Monge. Arrivé devant le 27, nous nous sommes aperçus qu'en fait, ce n'était pas une boutique de vente de tissus de Patchwork, mais une boutique de vêtements pour femmes qui s'appelle simplement ainsi. Imaginez ma déception ! J'ai finalement déniché quelques tissus dans un centre commercial, dans une boutique de Création et déco, à un prix assez élevé. Mauvais plan donc :-(
 
 
 
 

Un monde pour rêver !

Le monde magique d'Eurodisney
 où il y avait un monde fou. Beaucoup de marche et un seul regret, mon manège préféré,
(les tasses à thé) était fermé pour cause de maintenance. Avoir fait tant de kilomètres pour
se retrouver devant une porte close, quel dommage.
Mais j'ai pu voir la maison des poupées qui était mon deuxième manège préféré (et oui, je suis
une grande enfant). Il y a eu aussi la grotte des pirates, la maison hantée et pour moi, c'est
tout. J'ai évité les manèges éprouvants, je n'aime pas être bousculée :-)))
Voilà pour cette première journée, avec les jambes en compote, et beaucoup d'attente, mais
une agréable journée malgré tout car j'ai pu observer quelques petites scènes qui m'ont
parfois enchantées.
 

1er jour à Paris !

Après un voyage interminable et inconfortable, nous voici enfin à Paris.
Première petite promenade dans un magnifique sous-bois derrière chez mon beau-frèe et ma belle-soeur.
Aujourd'hui c'est DYSNEYLAND !
Youpi !
(les photos sont encore dans l'appareil, alors pas d'illustrations pour ce premier billet)
bises à toutes

Trousse à couture de voyage

En vue du prochain voyage en avion (long, très long) que je fais pour atterrir à Paris, je me suis confectionnée une petite trousse à couture de voyage, inspiré par une photo vue sur le dernier Marie-Claire Idée et revue et corrigé par moi. Du rouge bien évidemment (c’est ma couleur préférée) des petites fleurs blanches, du feutre violine, et du plastique transparent pour l’intérieur et voilà le travail :

pochette 001    pochette 002   pochette 003

pochette 004 J’ai prévu un petit ouvrage au point de croix, avec du fil DMC rouge uniquement pour ne pas à avoir à changer constamment de fil (peu pratique dans l’exigüité de nos places éco).

Tout cela pour ne pas m’ennuyer durant les 25 heures de vol prévu. Je vous dis qu’il faut aussi que je prévoie un bon livre, mon cahier d’écriture (je vais en profiter pour ajouter quelques chapitres à mon roman en cours, et mon ACER qui malheureusement ne tiendra pas la charge durant tout le vol. A quand la possibilité de se brancher sur les avions ?

Durée des vacances : trois semaines

Destination de Nouméa :  La Réunion - Paris – Toulouse – Barcelone – Nice et retour.

J – 5

Embarquement samedi matin à cinq heures trente.

 

Epigraphe pour un journal condamné

Une nouvelle de Nicole Calandra

 

Je vous propose une petite nouvelle que j’aime beaucoup. Dites-moi si elle vous a plu en me laissant un petit commentaire !

 

Nouméa, le 27 janvier 1970

Mon cher journal,

Hier après-midi, il m’est arrivée une drôle de chose !

Comme chaque jeudi, maman m’a laissé à la bibliothèque Bernheim avant d’aller à son travail. J’avais quatre livres à rendre, ceux de la semaine dernière que j’avais déjà finis. Imagine-toi que je lis énormément en ce moment, puisque la maison est désertée de mes trois sœurs et que je m’ennuie à mourir à cause de cela.

Il était tôt et les portes n’étaient pas encore ouvertes. Alors, pour attendre l’ouverture, je me suis assise sur les marches en pierre, car j’avais un peu sommeil. Il n’y avait encore personne et le parc était assez silencieux. Seuls, les oiseaux étaient affairés, à cette heure chaude de la journée. Ils se chamaillaient bruyamment en haut du flamboyant. Pourtant, à un moment donné, j’ai entendu un petit sifflement.

D’abord, j’ai simplement cru à un petit cri d’oiseau et voulant l’observer d’un peu plus près, je me suis levée, la tête en l’air, pour le dénicher. Un deuxième petit sifflement m’a permis de localiser le bruit. Il ne provenait pas des arbres, mais de derrière un buisson, contre la façade du bâtiment principal. Faisant fi des plates bandes, je me suis avancée en croyant trouver derrière les hautes herbes un nid tombé d’une branche ou un oisillon blessé. Pourtant, ce que j’ai trouvé là, fut un vieux livre ouvert, la tranche contre terre et dont les deux pages luisaient doucement dans l’ombre. Intriguée par la présence de ce livre, que vraisemblablement quelqu’un avait perdu ici, je m’en suis emparée et je l’ai retourné pour en découvrir la couverture. C’était le livre d’un certain monsieur Baudelaire et le titre m’a tout de suite fasciné : « Les fleurs du mal ». C’est certainement le mot mal qui m’a attiré ainsi que l’oxymore formé avec le mot fleur. Aussi, n’ai-je pas attendu d’être rentrée chez moi et me suis mise à le lire immédiatement à l’ombre des acacias géants…

Nouméa, le 1er décembre 1970

Mon cher journal,

Plus qu’un mois et c’est Noël. J’ai fait toutes mes emplettes et cette année, j’ai promis à maman de décorer le sapin. D’habitude, c’est ma grande sœur qui en a la charge, mais comme elle ne sera pas là, l’honneur m’en revient.

Pour en revenir au livre dont je te parlais plus haut, je ne l’ai pas lâché avant de l’avoir eu terminé, je puis t’assurer qu’il me trouble. Quel drôle de livre ! Il faut dire que jusqu’à présent, je n’ai lu que les bouquins que l’on me conseillait. Je crois que cette lecture n’est pas de mon âge, elle en est donc d’autant plus attirante. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi, mais je me cache pour le lire, c'est-à-dire que je ne le lis devant personne. Je l’ouvre seulement lorsque je suis dans ma chambre et je peux te dire que j’avais hâte d’être seule pour le poursuivre. Il exerce sur moi une attirance et une fascination étranges. Il parle de mort, de révolte, de mélancolie et même de Paris. C’est si loin Paris et moi qui rêve d’y aller !

Je me nourrie de cette poésie, je m’en imprègne et j’adore.

Baudelaire y dévoile son mal de vivre, ses espérances, ses défaillances et ses

angoisses. Dans ses poésies, il décrit l'homme confronté à la dualité de son existence, en lutte continuelle entre le Ciel et l'Enfer. Quels frissons cela me procure !

Il me prend des envies de faire partager les émotions que je ressens en le lisant, mais j’ai trop peur qu’on me prenne pour une folle. Maman ne me comprendrait pas et quand à papa, il se moquerait carrément. Alors, je préfère garder tout cela au-dedans de moi…

Nouméa, le 2 février 1971

Mon cher journal,

J’ai eu quatorze ans la semaine dernière. Je ne sais pas pourquoi, mais moi qui d’habitude attend ce jour avec impatience, je n’ai ressentie aucune joie. Je crois que j’ai le « spleen »…

C'est comme une obsession, j’éprouve de l’angoisse devant la moindre chose, et un vertige inimaginable de désespoir et de dégoût même auprès de ma famille. Je ne sais pas comment décrire ce que je ressens…

J’ai demandé à M. Baudoin, mon prof de lettres de me parler un peu de Baudelaire. Il était enthousiasmé. Je ne l’avais jamais entendu s’enflammer ainsi pour un écrivain, lui d’habitude si morne. Il m’a dit que c’était un personnage fascinant, ayant eu une enfance et une adolescence perturbées, qui en ont fait un homme révolté recherchant l’évasion sous toutes ses formes. Je le ressens en lisant ses poèmes. Je connais par cœur celui qui se nomme « la vie antérieur ». Cette poésie me transporte instantanément dans un spectacle flamboyant de couchers de soleil. C’est inouï, ce que je ressens rien qu’en la lisant. La vie me semble pourtant bien terne lorsque je reviens sur terre… Mais j’arrête là mon bavardage, sinon je pourrais en parler pendant des heures.

Nouméa, le 15 avril 1971

Mon cher journal,

Voilà bien longtemps que je ne suis revenue écrire sur ces pages. Avant, j’avais toujours quelque chose à te confier, mais à présent, je me fous de tout !

Il faut dire que tout va de travers pour moi en ce moment. Je me chamaille beaucoup avec mes sœurs, elles ne me supportent pas, je ne sais pas pourquoi. Suis-je si différente d’elles ? En plus, mes résultats scolaires sont désastreux et je ne crois pas que je passerai en quatrième l’année prochaine. Ma mère est toujours après moi, mon père me devient insupportable, je hais tout le monde.

Je ne sais pas pourquoi, je ne me sens plus comme avant. J’ai changé. Et je crois que c’est à cause de ce livre, tu sais, celui que j’ai trouvé dans le parc de la bibliothèque Bernheim, « Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Je l’ai toujours mais je ne l’ouvre plus. Je l’ai bien rangé parmi mes autres livres. Chaque fois que je veux le prendre, on dirait qu’il me repousse. Je ressens une drôle de chose à son contact. Si je te disais qu’il me brûle les doigts, tu me prendrais pour une dingue !

J’ai l’impression de m’enfoncer. Les strophes que j’ai tant et tant lues ces derniers mois me reviennent sans cesse en tête. Elles rythment ma marche lente vers la mort. Cela semble mélodramatique mais comme le poète maudit, j’attends je ne sais quoi, comme lui, je suis impatient de voir derrière le rideau et peut-être, comme lui, je ne serai surprise de rien… 

Nouméa, le 24 mai 1971

Cher journal,

Aujourd’hui sera notre dernier contact. Je ne reviendrai plus écrire sur tes pages. J’ai entrepris un voyage sans retour au printemps de ma courte vie. Je vais te cacher dans le grenier, dans la malle du grand-père puisque personne ne l’ouvre jamais. Un jour peut-être, quelqu’un te retrouvera et saura pourquoi j’ai fait ce geste définitif, mais pour aujourd’hui, peu m’importe.

La vie m’indiffère, ce qui m’attend ne me passionne plus. A quoi bon lutter chaque jour, il n’y a rien à attendre de la vie et les expériences, une fois faites, laissent toujours un goût amer. Je m’en suis bien rendue compte. Tout le monde m’énerve, rien ne va autour de moi, je ne fais rien de bon.

J’aurai du, comme le poète le conseillait, jeter ce livre Saturnien loin de moi. Pour mon malheur, j’ai succombé aux artifices, j’ai appris à aimer ces poèmes, à les lire et à les relire et ils m’ont persuadé que j’étais rendue au bout de mon chemin. Alors, ce soir je ne serai plus, je serai en voyage et au bout de ma souffrance. Adieu, mon cher Journal…

Nouméa, le 24 septembre 2007

Mon cher journal,

Je t’ai retrouvé au fond du grenier. Trente six ans d’oublie, sans que personne ne te rouvre. Même moi, je t’avais effacé de ma mémoire. Il faut dire que tu étais bien caché sous ce tas de papier ! Je me rappelle que je t’avais mis là un peu avant ma tentative ratée. Que d’eau sous les ponts, depuis !

Quand je pense que j’ai failli mourir à cause de ce fameux livre, c’est étrange tout de même ce qui m’est arrivé ?

Hier soir, j’ai relu « Les fleurs du mal » que j’ai retrouvé dans la vieille bibliothèque, et j’ai ressenti cette drôle d’émotion qui m’avait transportée la première fois, mais à présent je sais que ce bouleversement n’est dû qu’à la beauté des allégories.

Je reste persuadée que certains livres ne devraient pas être mis entre les mains de trop jeunes enfants. En ce qui me concerne, c’était la faute à la fatalité, puisque je suis tombée sur ce livre par hasard. Je n’étais pas encore préparée à cette littérature, mes illusions étaient encore trop fraîches. J’oserai même dire que tel l’albatros, mes ailes de géants m’empêchaient de marcher.

Malgré la mauvaise expérience que j’ai eue en voulant mourir, je crois que ce livre m’a permis de grandir. Il restera pour moi le livre qui m’a fait le plus mûrir. Il m’a permis d’appréhender à la fois la tragédie de la destinée humaine et la vision mystique du monde. Il est à la source de ma sensibilité créatrice.

Je vais le remettre à sa place, mais sur la plus haute étagère !

Adieu cher journal, je pense que ce sont les dernières lignes que je t’écris. N’ai crainte, ce n’est pas pour retrouver la mort que je te quitte cette fois-ci mais plutôt pour retrouver la vie. Ma petite-fille m’attend, je dois lui lire un livre pour la divertir. Ce ne sera pas du Baudelaire, non, elle est encore bien trop petite mais, je suis sûre d’une chose, c’est que c’est moi-même qui lui ferait découvrir « Les fleurs du mal » plus tard !

 

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De retour sur mon blog

Et oui, j’ai un peu abandonné mon blog, le temps pour moi de retrouver mon ACER Aspire One à nouveau en marche grâce à mon informaticien et le temps pour moi de reconfigurer mes logiciels un à un.

Voilà une chose de faites et de bien faites. D’autant que dans moins de quinze jours, nous partons en France et que je voulais à tout prix partir avec mon petit portable. Ouf, bien contente de le retrouver !

Alors, je n’ai quand même pas perdu de temps. En vue du voyage, je me suis confectionnée un petit modèle trouvé sur un Burda, facile à faire et vraiment chouette à mettre sur un tee-shirt pour l’agrémenter :

bolero 009 dans un tissu léger bleu  !

bolero 004 et dans un tissu un peu plus épais, blanc cassé, avec son tee-shirt sans manches, assorti !

(désolée pour la deuxième photo qui n’est pas très réussi…)

Voilà pour mon quart d’heure couture. Qu’en pensez-vous ?

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Une astuce informatique

 

Petite astuce reçue d’une cop. qui l’a elle-même reçue d’un cop. :-))))

COMMENT PROTÉGER VOTRE CARNET D’ADRESSES

 

Un technicien en informatique m' a déclaré qu’un carnet d’adresse, c’est comme de l’or !  ( Et c’est une très bonne chose ! )
J’ai appris un truc d’informatique aujourd’hui qui est tout simplement ingénieux dans sa simplicité.

Comme vous le savez, lorsque/si un virus (ver) entre dans votre ordinateur, il se dirige directement vers votre carnet d’adresses de courriels, et envoie lui-même un message infecté à toutes les personnes inscrites dans votre carnet d’adresses, infectant du même coup
tous vos amis et associés.
Ce truc n’empêchera pas le virus de se rendre à votre ordinateur, mais l’empêchera d’utiliser votre carnet d’adresses pour se répandre davantage, et vous avisera du fait qu’il y a un tel virus qui vient d’entrer dans votre système.
Voici tout simplement ce que vous devez faire :


1. Ouvrez votre carnet d’adresses et cliquez sur «Nouveau contact ». (Comme si vous vouliez rajouter un nouvel ami à votre liste de courriels).

2. Dans la fenêtre où vous entreriez le prénom de votre contact, entrez  «  Pour l’adresse courriel, entrez « aaaaa@aaa.aaa ».
Maintenant, voici ce que cela fait dans votre ordi Le nom « a » sera placé en premier dans votre liste de contacts comme entrée numéro 1.

C’est l’endroit où le virus-ver commencera pour envoyer son premier email à toute votre liste de contacts, dans un élan pour envoyer plusieurs courriels à tous vos contacts.
Mais, lorsqu’il essaye d’envoyer le courriel à aaaaa@aaa.aaa, le  message sera impossible à acheminer, parce que l’adresse courriel  que vous avez entrée est complètement fausse. Et lorsque le  premier envoi échoue (comme dans ce cas-ci), le ver ne pourra se  propager plus loin et aucun de vos contacts n’en sera infecté.
Voici le second avantage de cette méthode :  Lorsqu’un courriel ne peut être livré à son destinataire, vous  êtes avisés de ceci dans votre boîte de courrier presque  immédiatement.
Par conséquent, si vous recevez un courriel disant que vous avez  envoyé un message à « aaaaa@aaa.aaa » qui n’a pu se rendre à son destinataire, vous saurez immédiatement que vous avez un  virus-ver dans votre système. Vous pourrez alors prendre les mesures pour vous en débarrasser!
Facile, n’est-ce pas? Si tous ceux que vous connaissez étaient  protégé de cette façon, alors vous ne seriez pas inquiets d’ouvrir  du courrier de vos amis.
Passez donc le mot !

blabla